4 choses à faire pour développer votre intelligence émotionnelle

15 septembre 2015/0/0

L’intelligence Émotionnelle

Il y a quelques années, nous parlions de l’intelligence, un point c’est tout. Aujourd’hui, on a découvert que l’intelligence est multiple. On est arrivé jusqu’à 9 types d’intelligences. L’intelligence émotionnelle en fait partie.

On ne parle presque jamais de l’intelligence émotionnelle à l’école. Pourtant, nous avons tous vu des cas d’élèves qui étaient très médiocres à l’école mais qui ont pu réussir brillamment leur vie par la suite.

A l’école, les deux intelligences que l’on développe, parmi les 9 identifiées, sont l’intelligence logico-mathématique et l’intelligence linguistique. Si vous n’avez pas ces deux types d’intelligences, vous risquez soit d’échouer, soit de ne pas être bon. Et personne ne vous dira que vous avez certainement au moins une des 7 autres intelligences restantes. Parmi elles, on trouve l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle est l’atout qui fait qu’un non diplômé emploie dans son entreprise des spécialistes très pointus. Deux personnes ayant fait les mêmes études, l’une grimpe les échelons de la réussite alors que l’autre traîne par manque d’intelligence émotionnelle. Enfin, c’est grâce à elle que nous avons des milliardaires qui n’ont pas fait d’études, et ceci, quel que soit leur nationalité.

L’intelligence logico-mathématique est la capacité de manipuler les chiffres, de jongler avec des notions abstraites,  d’analyser, etc. Quant à l’intelligence linguistique, c’est la capacité à jouer avec les mots, à les utiliser correctement, à connaître leur orthographe, à être capable de rédiger des textes, etc. Et enfin, l’intelligence émotionnelle, selon Daniel Goleman, est la capacité à :

  • Comprendre ses émotions
  • Gérer ses émotions
  • S’auto-motiver
  • Reconnaître et comprendre les émotions des autres

Ci-dessus une explication de ces 4 éléments tels que je les comprends :

1- Comprendre ses émotions

C’est lorsque je sais ce qui  se passe en moi. Tout le monde reconnaît ses émotions mais pas tout le monde  ne les comprend. Le fait de savoir que je suis en colère est différent du fait que je sache que cette colère n’est qu’une preuve que je ne supporte pas ce qui est entrain de se passer. Les émotions ne sont qu’une réponse à un stimulus. Par conséquent, nous avons tendance à confondre l’émotion et ce qui l’a produit.

Nous nous concentrons trop sur ce que va  nous arriver sous l’emprise d’une telle ou telle émotion ; notre réaction. Je suis en colère, donc je hurle. Je suis content, donc je saute. Nous nous laissons emporter. Ceci dit, nous passons à coté de ceci : je suis en colère veut dire que la situation à laquelle je fais face doit être changée. Je suis content veut dire que ce qui vient de se produire correspond ou dépasse mes attentes. Ainsi, la question à se poser est en fait :

  • Que puis-je faire face à ce qui me met en colère ?
  • Que puis-je faire pour perpétuer ce que me rend content ?
  • Bref, comment puis-je agir et non pas réagir ?

Être intelligent émotionnellement permet aussi de reconnaître les signes avant-coureurs de nos différentes émotions. Il s’agit de savoir qu’une telle situation, ou que dans pareils cas, je vais stresser, être anxieux ou avoir peur.

Comprendre nos émotions veut dire aussi que nous les acceptons. Nous admettons la peur, l’angoisse, la crainte, l’enthousiasme ou la colère comme des états naturels. Nous ne les considérons pas comme des défauts, des faiblesses ou des moments de perturbation. Nous devenons ainsi parfaitement compréhensifs vis-à-vis de nous-mêmes. Nous tolérons leurs apparitions sans pour autant se permettre de ne pas maîtriser notre réponse. Nous allons jusqu’à les considérer comme des sources de force et d’énergie. La peur augmente la vigilance, l’anxiété stimule la réflexion, l’enthousiasme donne de l’énergie, la colère donne de la force, etc.

2 - Gérer ses émotions

Nous ne pouvons gérer nos émotions qu’une fois nous les saisissions et que nous les comprenions. Cela nous permet de les accepter et donc de les gérer. Lorsque nos émotions surgissent nous pouvons, tout de même, prendre la situation en main. Sous l’emprise de n’importe quelle émotion, nous demeurons aptes à prendre des décisions. Nous agissons sagement tout en se laissant conduire par la force de l’émotion. C’est comme un voilier poussé par le vent mais dont nous pouvons toujours décider de la direction.

Peu de personnes acceptent l’idée qu’ils peuvent se prendre en main sous l’emprise de la colère ou de la peur par exemple. Ces personnes semblent oublier que l’une des caractéristiques qui distingue les êtres humains est effectivement leur capacité à contrôler leurs réactions. Entre chaque stimulus que nous pouvons subir et notre réaction, il y a un espace où l’on peut réfléchir et décider. Quelque soit la situation, nous avons le pouvoir de prendre le recul et de décider de notre façon de réagir, autrement dit ; d’agir.

Il est commun de penser que les leaders et les gens qui réussissent en général arrivent à prendre des décisions importantes durant des moments difficiles. On dit aussi que ce sont des personnes qui se maîtrisent et qui se laissent rarement emporter. Et même lorsque cela arrive, ils le font par choix. Ils sont émotionnellement intelligents.

3- S’auto-motiver

Personne ne peut rester tout le temps motivé et dans toutes les circonstances. Ceux qui relèvent de grands défis et qui réussissent dans la vie ont la caractéristique d’être plus souvent motivés. Ils arrivent à motiver les autres pour ensuite collaborer avec eux. A l’inverse, d’autres ne s’en sortent pas trop face à la démotivation. Ils attendent souvent que quelque chose ou qu’une personne vient les motiver.

Ces derniers ont leur puits de motivation ailleurs alors que les premiers le gardent à l’intérieur de chez eux. Comment font-ils pour se motiver ? Encore une fois, ils acceptent d’abord la démotivation comme un état naturel, y compris toutes les émotions qui la compose. Ils ne la confondent pas avec la paresse ou le manque de compétence. Avec cet état d’esprit, il ne reste plus qu’à se motiver. Il n’y a pas de méthodes secrètes. Comme nous pouvons motiver les autres, nous pouvons aussi nous motiver nous-mêmes. Nous utiliserons le même ton de voix, les mêmes mots en nous parlant à nous-mêmes et le tour est  joué.

Ce n’est pas donc étonnant de voir quelqu’un d’intelligent émotionnellement se parler face au miroir, de se crier dessus ou de se parler à haute voix. On trouve souvent que les gens exceptionnels sont fous ou bizarres. C’est justement à cause de ce genre de comportements.

4- Reconnaître et comprendre les émotions des autres

Une fois que  je reconnais et que je comprends mes émotions, faire de même avec les autres n’est plus une tâche difficile. Les termes que nous désignons pour illustrer cette compréhension sont la sympathie et l’empathie.

La sympathie est la capacité de comprendre ce que vie ou ressent la personne sans pour autant le vivre soit même. Nous recherchons dans notre mémoire une expérience pareillement vécue. Nous saisissons les contraintes ou les effets qu’impose l’état émotionnel de la personne sur sa façon de réfléchir ou d’agir. La sympathie nous permet d’avoir une communication efficace et fructueuse avec les autres. Nous devenons capables de saisir leurs réactions voire même de les orienter.

L’empathie est la faculté de pouvoir vivre et ressentir les émotions de la personne en face. Ceci, sans perdre le recul face à nos propres émotions. Nous sommes capables de se mettre à la place des autres en abandonnant, temporairement, notre propre état émotionnel. Nous sommes donc attentifs et profondément compréhensifs. C’est une force que chacun de nous possède et peut développer.

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Contact : Marianne Jalil au 06 86 95 25 62     site : www.marianne-jalil.com

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